Le retour de Raphaël Atlan (Eric Savin) dans la vie de Claudine exhume un passé compliqué. Claudine Wilkening évoque, avec ce franc-parler qui la caractérise, cette arche déroulée dans Un si grand soleil (France 3).
Dnews.hakibava.com : Qu’est-ce que cette intrigue en diffusion raconte de nouveau sur Claudine ?
C’est l’occasion d’éclairer certaines zones d’ombre de son passé. On comprend ce qui a précipité la fin de son mariage avec Clément (Yvon Back) et on la découvre plus douce, plus dans l’émotion et même dans une certaine forme de fragilité.
Regrette-t-elle d’avoir fait des choix qui, à l’époque, ont impacté son mariage ?
Je n’en suis pas certaine. Je dirais que ce sont plus des constats. Moi, dans la vie, je n’ai pas de regrets parce que ça ne sert à rien du tout. On ne va pas pleurer sur ce qu’on n’a pas pu faire. Si on avance en regardant en arrière, on se casse la figure. Je pense que la vie est faite comme ça et si ça devait passer par là, c’est que c’était mon chemin. Quant à Claudine, son ex mari est avec une autre femme, Sabine a grandi, si elle leur a fait du mal, c’est ainsi. Ce qui est important, c’est ce qu’on fait de tout ça, aujourd’hui. Et comment on avance avec ses valises plus ou moins chargées.
Cela va-t-il modifier la dynamique entre Claudine et sa fille ?
J’ignore ce que les auteurs ont prévu pour la suite. Là, je tourne avec Gaëla Le Dévéhat (Sabine) et je trouve que Claudine est passablement insupportable avec elle. Si j’avais eu une mère comme ça, je l’aurais sans doute dégagée de ma vie (Rires) !
Avez-vous de la sympathie pour Claudine ?
Je joue les textes qu’on me confie et parfois je les tords un peu pour apporter de la nuance à cette femme parce que j’ai besoin de l’aimer un minimum pour l’incarner au mieux et la comprendre. Souvent j’entends dire que Claudine est abrupte mais c’est faux. Il suffit pour s’en convaincre de l’observer avec Alix (Nadia Fossier) ou avec ses clients.
Catherine Wilkening (Un si grand soleil) : “J’aimerais que Claudine ait une aventure avec un homme plus jeune”
Ça vous ennuie qu’elle puisse encore avoir cette image ?
Oui parce qu’on n’est pas monolithique. Avec les coups pris en traversant la vie, c’est difficile de s’adoucir. On se protège comme on peut. J’ai le sentiment que si on est trop doux, on en prend plein la gueule.
Grâce à l’IA, au maquillage, aux décors et aux costumes, les flashbacks vous amènent 25 ans plus tôt. Quel effet cela fait-il de se redécouvrir sous ses traits-là ?
Honnêtement, quand j’ai lu les scénarios, j’ai eu peur que ce soit naze. Et finalement, c’est pas mal du tout même si ça n’a rien à voir avec la jeune femme que j’étais réellement. J’étais plus belle, avec des lèvres plus sensuelles et des formes plus généreuses.
Les commentaires sur les réseaux sociaux se sont-ils adoucis depuis la diffusion de cette intrigue ?
En ce moment, je suis la Déesse Claudine. Mais avec ce qui va bientôt arriver je vais certainement reprendre des commentaires affreux. C’est fou comme les gens ont du mal à distinguer la fiction de la réalité et plus particulièrement avec une quotidienne.
Si Claudine devait revivre une aventure sentimentale qu’aimeriez-vous que cette histoire raconte ?
Peut-être une aventure avec un homme plus jeune parce que je crois que ça n’a pas été traité dans la série.